Étymologie
Du latin aura (« air en mouvement, brise ») (→ voir aure (« vent doux ») en ancien français). Le mot renvoie d’abord à une masse d’air agité. Plusieurs facteurs feront évoluer le sémantisme, dès la période antique. L’air, lié à la vie terrestre d’abord, se trouve chez certains poètes latins en relation avec la lumière, et particulièrement avec la lumière du ciel divin. D’autre part, dans les arts figurés, une forme de draperie gonflée par le vent (aura velificans) entourait des déités, en particulier des divinités de l’air. On trouve dans le monde grec ancien des Aurae pourvues de ce voile gonflé qui entoure leurs têtes. Cette draperie devient dans l’imaginaire comme une marque de divinité ou d’héroïsation. Dans l’imaginaire antique, aura devient « air lumineux », qui vient du monde divin, mais n’est pas émanation de l’homme. Le sens moderne n’apparaît en français qu’à la toute fin du XVIIIᵉ siècle.
Définitions
1. nom (féminin) /\o.ʁa\/
1. Le « corps subtil », qui entourerait le corps physique. De forme ovoïde, l’aura changerait de couleur selon l’évolution, l’état émotionnel ou de santé du sujet.
2. Prolongement, résonance d’un livre, d’une œuvre d’art dans la sensibilité.
3. Sensation subjective vague, toujours la même chez chaque malade, qui permet à celui-ci de prévoir l’imminence d’une crise. Elle peut être motrice (mouvement d’un doigt, d’un membre), sensitive, sensorielle (olfactive, auditive, visuelle, etc.), psychique, etc. L’aura est surtout fréquente dans l’épilepsie, l’asthme, la migraine et l’hystérie.
4. Autrefois, émanation subtile du liquide spermatique qui semblait nécessaire pour la fécondation.
5. Atmosphère qui entoure certains êtres.
6. Image, réputation.
2. verbe /\o.ʁa\/
1. Troisième personne du futur de l’indicatif de avoir.
Traductions
CA
aura
EN
aura
EO
aŭreolo